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Le blog de Laurent Schietecatte, professeur d'histoire-géographie au collège Jules Verne (Nantes)

De Guernica à Alepponica

Publié le 17 Octobre 2016 par lschietecatte in histoire des arts, Picasso, Guernica

De Guernica à Alepponica

Un article intéressant de Ouest France sur un artiste portugais qui a adapté la célèbre peinture Guernica sur la guerre civile espagnole au conflit syrien. 

Alep et Guernica, martyres de la guerre civile

L’auteur 
Vasco Gargalo est né en 1977 à Vila Franca de Xira, jolie ville du Portugal. Dessinateur indépendant, formé à la faculté des Beaux-Arts de Lisbonne, il est chargé de cours en maîtrise d’illustration artistique au sein de l’université d’ Evora. Mais surtout, il dessine, dessine, dessine, souvent pour défendre la liberté d’expression et selon sa devise : « Une image vaudra toujours mille mots. » Son travail a été publié dans plusieurs journaux et magazines nationaux et internationaux tels que Sábado Magazine, Spotsatire Magazine ou Courrier international. Régulièrement primé – prix Stuart, prix spécial à la biennale de l’humour Luiz d’Oliveira Guimaraes… –, Vasco Gargalo considère depuis 2011 que son « plus grand prix est [son]fils, né en 2011 ». Depuis, son travail reflète son inquiétude de voir son enfant, et ses petits camarades, grandir « dans un monde déchiré par les conflits ». 

Le dessin 
Baptisé Alepponica , ce dessin de Vasco Gargalo livre une version « syrienne » de la fresque murale que Picasso a peinte en 1937 en réaction au bombardement de la ville de Guernica par des avions nazis, durant la guerre civile espagnole (19361939). L’illustrateur portugais a conservé la composition de Guernica et changé les protagonistes, caricaturés selon son style personnel. Ainsi, le bœuf sur la gauche représente Poutine, le président russe, et on distingue ses avions de guerre dans le coin supérieur gauche. Le cheval du milieu est devenu l’Américain Obama et l’homme sur la droite, le Syrien Assad. « Le bras tenant un pistolet symbolise la résistance syrienne de la ville d’Alep, détaille Vasco Gargalo. En dessous d’Assad, on voit une réfugiée, une femme tenant un bébé et une valise avec le drapeau de l’Union européenne. » Le crâne sur le sol symbolise la mort des civils innocents ; la silhouette sombre avec une ceinture d’explosifs, Daech ; et le baril d’essence « les intérêts d’une guerre qui existe sans raison et pour laquelle on ne semble pas trouver d’issue ».

De Guernica à Alepponica

Si vous voulez en savoir un peu plus sur cette oeuvre majeure de Pablo Picasso, voici une vidéo très complète sur le sujet.

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kikik 09/02/2017 15:07

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